Le SET N’Djaména exige la signature du protocole d’accord et le remboursement des salaires coupés
En point de presse, la section provinciale du Syndicat des Enseignants du Tchad dénonce le retard du protocole lié au Décret 2850 et la ponction des salaires de février. Elle interpelle directement le ministre Mahamat Ahmad Alhabo.
Le secrétaire général du bureau exécutif de la section provinciale du Syndicat des Enseignants du Tchad (SET) de N’Djaména, Abdelkader Djibia a tenu un point de presse pour faire le bilan de la situation sociale en fin d’année scolaire.
Si le SET salue la nomination du Ministre d’État, Ministre de l’Éducation Nationale, et de la Secrétaire d’État, notant une "volonté affirmée de replacer la cause de l’enseignant tchadien au cœur des priorités", il "déplore avec la dernière énergie" le dépassement de la date butoir du 3 avril 2026. Cette date, arrêtée par le Premier ministre, devait marquer la signature du protocole d’accord relatif au Décret 2850.
Pour le syndicat, cette "lenteur administrative, voulue et orchestrée, est une entrave au dialogue social" et "fragilise le climat de sérénité".
Le SET dénonce également la "coupe injustifiée des salaires du mois de février", qualifiée de "violation flagrante des textes en vigueur". Il exige du Gouvernement "le remboursement intégral et sans condition à la fin du mois d’avril 2026 de ces sommes indûment prélevées".
La section provinciale interpelle nommément le Ministre d’État, M. Mahamat Ahmad Alhabo, l’invitant à "s’investir personnellement et urgemment dans la résolution des crises structurelles" du système éducatif.
Rappelant que "les enseignants tchadiens, piliers du système éducatif, méritent considération, respect et justice", le SET exhorte ses membres à demeurer "unis, soudés, vigilants et mobilisés". Il prévient : si des solutions durables ne sont pas trouvées "dans de plus brefs délais", la section se réserve le droit "d’entreprendre toutes les actions syndicales nécessaires d’envergure".