L’ADHET salue le retrait du Tchad à la CPI
L’Alliance des Défenseurs des Droits Humains et de l’Environnement au Tchad ADHET a réagi ce lundi 03 août 2026 à la notification officielle du Tchad au Secrétaire général des Nations Unies concernant son retrait du Statut de Rome de la Cour Pénale Internationale CPI.
Le Secrétaire Général, Abba Daoud Nandjedé, "félicite le gouvernement tchadien pour son indépendance dans la gestion de ses relations internationales tant multilatérales que bilatérales". Cette gestion a conduit le gouvernement tchadien, "constamment inspiré et guidé par le Maréchal du Tchad, Mahamat Idriss Deby ITNO", à saisir l’ONU le 27 juillet 2026 afin d’activer la procédure de retrait de la CPI.
Pour l’ADHET, cette décision se justifie pleinement par "l’indépendance de la signature de tout État partie dans tout traité" et par la Convention de Vienne qui régit les rapports entre les États.
L’organisation des droits humains dit ne pas s’étonner de cette décision. Elle évoque des "cas typiquement dérangeants et révoltants de partialité sélective en matière de saisine et d’auto saisine" de la CPI, des "saisines téléguidées ou recommandées débouchant sur des enquêtes et poursuites obéissant aux mêmes logiques".
Si elle salue l’acte posé par N’Djaména, l’ADHET appelle les autorités à aller plus loin. Le Bureau Exécutif invite le Tchad à faire de ce retrait annoncé "une réalité achevée mais aussi un exemple de construction d’une justice indépendante et impartiale afin de lutter efficacement contre l’impunité ambiante".
Pendant que la procédure suit son cours, l’ADHET propose au gouvernement de mettre en place "un pool d’experts de haut niveau". Il sera question d'étudier la possibilité d’une "juridiction régionale africaine à même de renforcer tant le principe de complémentarité que l’autonomie juridictionnelle régionale".