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TCHAD : l’UDP alerte sur l'état de santé des 5 leaders de l'opposition détenus à Klessoum

L’Union des Démocrates pour le Développement et le Progrès (UDP) tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué de presse N°002/UDP/BEN/2026 daté du 30 juin, le parti dénonce les conditions de détention de cinq présidents de partis de l’opposition incarcérés à la Maison d’Arrêt de Klessoum depuis plus de deux mois.

 TCHAD : l’UDP alerte sur l'état de santé des 5 leaders de l'opposition détenus à Klessoum
Udp

Il s’agit de MM. Ahmed Bokori Nima, Badono Daïgou, Mahamat Dajra Diguei, Max Kemkoye et Nasour Ibrahim Koursami. Ils ont été arrêtés suite à la dissolution du GCAP par la Cour Suprême, après l’annonce d’une marche pacifique.

L’UDP signale en particulier la dégradation de l’état de santé du Président Max Kemkoye. Selon le parti, il est tombé malade dans la nuit du 25 au 26 juin 2026, dans « des conditions très dégradables » et un environnement « chargé de bactéries nuisibles ». Cette maladie survient quelques jours après une fouille de leur cellule, selon le communiqué.

Face à cette situation, le Bureau Exécutif National de l’UDP dit avoir saisi le Groupe de Travail des Nations-Unies sur la Détention Arbitraire. L’affaire serait aussi pendante devant la Ligue Tchadienne des Droits de l’Homme [LTDH] et l’OMCT.

Le parti demande « très particulièrement » au Procureur Général d’accéder à la requête en mise en liberté pour raisons de santé. Cette demande, introduite le 19 mai 2026 par le Collectif des avocats de la défense, concerne les cinq dirigeants qui « souffriraient de diverses pathologies ». Pour l’UDP, l’urgence médicale rend cette requête « impérieuse ».

L’UDP rappelle que « toute personne détenue, prisonnière ou condamnée, a droit à la santé », un droit qu’elle qualifie d’« indéniable ». Elle met en garde : tout refus d’accès aux soins pour Max Kemkoye engagerait la responsabilité des autorités compétentes.

Le parti évoque aussi les décès en détention de Mbailaou Gustave, Ngarnayal Wongoto Modeste et Salaye Idriss Deby Itno, pour « éviter que de nouveaux drames ne surviennent ». 

L'UDP martèle que la liberté d’expression, d’association et de manifestation « ne doivent pas être une infraction pour conduire des gens en prison ».

Le communiqué est signé par M. Rahma Zakaria Rahma, 1er Vice-Président chargé des Finances et de l’Administration de l’UDP.

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