L’ADHET lance un cri d’alarme pour la journée mondiale de l’environnement 2026
À la veille de la Journée mondiale de l’Environnement, l’Alliance des Défenseurs des Droits Humains et de l’Environnement au Tchad ADHET tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué de presse N°033/ADHET/SG/SGCA/2026 publié ce 4 juin, elle dénonce l’urgence climatique qui frappe déjà le Tchad.
L’ADHET appelle à une prise de conscience nationale et internationale, à l’occasion de la célébration du 5 juin sous l’égide du PNUE.
Pour l’organisation, les effets du dérèglement climatique ne sont pas abstraits au Tchad, pays sahélien. Elle cite les vagues de chaleur de plus en plus précoces et intenses, qui menacent la santé des plus vulnérables; le rétrécissement du Lac Tchad et avancée du désert, qui exacerbent l’insécurité alimentaire; l'alternance brutale sécheresse/inondations qui détruit les cultures, décime le bétail et déplace des milliers de familles.
Conséquence directe selon l’ADHET : une recrudescence des conflits intercommunautaires pour l’accès aux ressources devenues rares. « La crise climatique au Tchad est indissociable de la crise des droits humains », affirme l’Alliance.
L’ADHET estime que « la fatalité n’a pas sa place ». Pour ce faire, elle réclame : une transition écologique inclusive en restaurant des écosystèmes, l'accélération des barrières vertes, la gestion communautaire de l’eau et du pastoralisme, lutte contre la déforestation et les plastiques.
Pour ADHET, placer les droits humains au centre des politiques vertes, avec le renforcement de la résilience des communautés locales et leur implication dans les décisions doit être une priorité.
« Au Tchad, nous n’avons plus le luxe d’attendre. Les signaux ne sont plus des alertes, ce sont des cris de détresse de notre terre et de nos concitoyens. L’inaction aujourd’hui est une violation directe des droits des générations futures », déclare le Secrétariat Général de l’ADHET, Rassem Mouga, Secrétaire Générale à la Coordination des Activités.
L’ADHET appelle le gouvernement tchadien, la société civile, les partenaires au développement et chaque citoyen à faire du 5 juin 2026 le point de départ d’un sursaut national pour le climat.