EN DIRECT
Connexion

Tchad : Le prix de Rame de feuilles, freine les activités bureautiques

Tchad : Le prix de Rame de feuilles, freine les activités bureautiques

Depuis près de trois mois à N'djamena les secrétariats publics surtout les cyber-cafés se voient dans l'obligation d'augmenter le prix de la photocopie qui passe de 25f à 50f la page. Du jour au lendemain, ce prix exorbitant des rames de feuilles est constaté sans aucune raison valable. "Avant une rame de feuilles ne coûtait que 3000fcfa, mais depuis quelques mois, nous achetons une rame de feuilles à 5000f. Et là, nous ne pouvons pas photocopier à 25fcfa, on va gagner quoi?". S'interroge Lamido, un détenteur d'un centre de service informatique sur l'axe dembé-pont étroit dans le 7ème arrondissement de N'djamena.

Pour corroborer ces faits, il vous suffit juste de faire un tour dans les marchés de N'djamena pour vous rendre à l'évidence. Où va le Tchad ? Pourtant, l'on n'a même pas remarqué depuis ces derniers temps une carence de ces rames de papier à N'Djamena. Pourquoi augmenter le prix ? Où bien c'est aussi la Russie et Ukraine seuls qui ravitaillent le Tchad en ce matériau temps prisé par les administrateurs, élèves et étudiants? S'interrogent les consommateurs.

"Tous ces prix s'augmente sous les yeux impuissant des autorités en charge du commerce que nous pouvons traiter de complice de ces commerçants". Dixit un diplômé sans emploi rencontré dans un cyber et qui requiert l'anonymat. 

Pour Alfred, un détenteur d'un cyber-cafés dans un institut universitaire de la place que nous avons rencontré déclaré: " je suis obligé de suspendre la photocopie dans mon centre de service. Bien qu'il n'y a que ça, chez moi qui me génère du revenu. Et c'est ne pas du tout facile pour le moment. Et c'est la meilleure solution pour maintenir un bon climat avec les étudiants".

Les étudiants, les élèves, les sans emplois ne sont pas les seuls à connaître les répercussions. Nous constatons une carence de ces feuilles dans les administrations privées tout comme publiques non pas qu'elles n'existent pas au marché mais simplement parce que c'est trop chères. La vente en détail au quartier dans les boutiques n'existe plus. 

Les autorités en charge du commerce sont interpellées à régler la question du prix de rame de papier avant qu'il ne paralyse l'administration tchadienne en commençant par la douane qui est souvent fustigée par les commerçants.

ARTICLES SIMILAIRES

À LIRE AUSSI

Le collectif des fédérations et associations nationales alerte sur l'état comateux du sport tchadien
Sport
15 juil. 2025 1.3K vues

Le collectif des fédérations et associations nationales alerte sur l'état comateux du sport tchadien

Au cours d'un point de presse fait le mardi 15 Juillet 2025 dans la salle du 27 Novembre 2025 de la Radio FM Liberté, le porte-parole du collectif des fédérations et associations nationales à vocation sportive Woibogo Dounia Dertos, a peint en noir la situation que traverse le sport tchadien faute de moyens financiers. Ce tableau peint en noir est consu dans un mémorandum adressé au président de la République.

Le Maire de Moundou appelé à justifier la gestion de plus de 260 millions
Économie
30 juil. 2025 1.6K vues

Le Maire de Moundou appelé à justifier la gestion de plus de 260 millions

Par une correspondance adressée au maire de la ville de Moundou que Bandeinfo a eu copie, le responsable de la commission administration finances et budget, Beassemda Djerassem Emmanuel a informé à Bondon Elon de la convocation d'une session extraordinaire afin d'avoir des détails précis sur la gestion de l'exécutif communal du mandat en cours.

Tchad : Une modification constitutionnelle menace l'état de droit et la démocratie
Politique
17 oct. 2025 881 vues

Tchad : Une modification constitutionnelle menace l'état de droit et la démocratie

La suppression de la limitation du nombre de mandats risque de prolonger indéfiniment le maintien au pouvoir du président et de mettre les droits davantage en danger (Nairobi) – La nouvelle révision de la constitution du Tchad abolissant la limitation du nombre de mandats présidentiels constitue un grave recul pour l'état de droit et la démocratie, a déclaré aujourd'hui Human Rights Watch. Cette modification ouvre la voie à un maintien indéfini au pouvoir du président Mahamat Idriss Déby, affaiblissant encore davantage les perspectives d'un changement démocratique significatif du gouvernement, de manière conforme aux normes internationales, notamment en matière de droit de vote et de participation politique.