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Plus de 100 morts redoutés après l'effondrement d'une mine d'or frontaleière

YAOUNDÉ, 20 août (Xinhua) -- Plus d'une centaine de mineurs ont trouvé la mort mardi à la suite de l'effondrement d'une mine d'or dans un village situé à la frontière entre le Cameroun et la République centrafricaine (RCA), ont indiqué les autorités camerounaises et les médias locaux.

Plus de 100 morts redoutés après l'effondrement d'une mine d'or frontaleière
Xinhua News

 Le gouverneur de la région camerounaise de l'Est, Grégoire Mvongo, a déclaré que l'accident s'est produit mardi vers 14H00 (heure locale), dans le village de Zamboye (Zamboï). Ce village frontalier est situé de l'autre côté du fleuve Kadey, qui matérialise à cet endroit la frontière entre les deux pays. "Zamboye est un village frontalier, mais l'effondrement de la mine s'est produit du côté centrafricain. 

Au moins quatre ressortissants camerounais sont morts. Nous faisons tout notre possible pour secourir les victimes", a déclaré M. Mvongo à Xinhua par téléphone. La CRTV, média public du Cameroun, avait fait état de plus de 100 morts. D'autres médias locaux avaient signalé que 107 corps avaient déjà été extraits des déclins. 

Le bilan officiel provisoire communiqué jeudi par le gouvernement centrafricain est toutefois de 49 morts. Dans un enregistrement audio reçu jeudi par Xinhua, le ministre centrafricain des Mines et de la Géologie, Rufin Benam-Beltoungou, qui s'est rendu sur les lieux du drame, a indiqué que les victimes étaient composées de 34 Centrafricains, 13 Camerounais et deux Tchadiens. 

Il a expliqué que l'éboulement serait survenu après 72 heures de fortes pluies, qui aurait rendu le sol particulièrement meuble. Le ministre a ordonné la fermeture provisoire du site et l'ouverture d'une enquête pour déterminer les causes de l'accident. 

Une enquête judiciaire a également été ouverte par le parquet de la RCA près le tribunal de grande instance de Baboua. Les autorités camerounaises ont par ailleurs pris des dispositions pour assurer la prise en charge des ressortissants camerounais blessés souhaitant être transférés au Cameroun. Quatre dépouilles de ressortissants camerounais ont déjà été rapatriées et transférées à Garoua-Boulaï, dans la région de l'Est du Cameroun. Ailette

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