Arrestation des opposants : Le Mcpl qualifie d'un acte moyenâgeux
Dans un communiqué du 25 avril 2026, le Mouvement Citoyen pour la Préservation des Libertés (MCPL) condamne l’arrestation de membres du GCAP, qualifiant les faits de « barbarie d’un régime moyenâgeux ». Le mouvement accuse le ministre de la Sécurité d’ingérence dans la justice.
Le Coordonnateur du Mouvement Citoyen pour la Préservation des Libertés (MCPL), Sosthène Mbernodji, a « constaté avec amertume » l’arrestation de membres du Groupe de Concertation des Acteurs Politiques (GCAP) dans un communiqué rendu public ce samedi.
Le MCPL qualifie ce qui s’est passé le 25 avril à N’Djamena « d’expression de barbarie d’un régime moyenâgeux où seul le monarque règne en maître absolu ».
Pour situer le contexte, le mouvement rappelle les « événements cacophoniques » du vendredi 24 avril. Ce jour-là, le ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration, le Général Ali Ahmat Aghabache, « s’est érigé en porte-parole de la Cour Suprême pour annoncer un arrêt judiciaire qui rendrait illégales les actions du GCAP ».
Le MCPL estime que « se comportant ainsi, le ministre affiche clairement son élan et sa propension à manipuler la justice ». Il interroge : « D’ailleurs que fait-on de la séparation des pouvoirs qui date de Montesquieu ».
Pour le MCPL, « cette manie de faire et cette chape de plomb sont un recul grave de la démocratie et une violation des droits humains ».
Réaffirmant « en urgence » son attachement aux libertés fondamentales « actuellement mises en péril », le mouvement demande « la libération sans condition de tous les leaders injustement arrêtés puis l’abandon des poursuites à leur endroit ».