EN DIRECT
Connexion
Flash info
Le premier ministre donne l'exemple et se fait recenser dans le cadre du RGPH-3 Xi Jinping salue les 105 ans d'"épopée" du PCC et appelle à la construction d'une Chine socialiste moderne Le plénum du PCC s'achève en adoptant des propositions pour le 15e Plan quinquennal de la Chine L'OCI condamne un projet de loi Israélien contre l'appel à la prière du Muezzin RGPH3 : Mbaiyaldé sabote l'opération

Le gouvernement tchadien dénonce le discours méprisant du président Français Emmanuel Macron à l'égard des États africains

Le Ministre d’Etat , ministre des affaires étrangères , de l’Integration Africaine, des Tchadiens de l’Etranger, de la Coopération Internationale Porte-Parole du Gouvernement, Abderrahmane Koulamallah a rendu un communiqué public pour dénoncer vigoureusement le discours méprisant du président Français Emmanuel Macron à l'égard des Africains. Retrouvez en intégralité le document.

Le gouvernement tchadien dénonce le discours méprisant du président Français Emmanuel Macron à l'égard des États africains
Abderrahmane Koulamallah

Le Gouvernement de la République du Tchad exprime sa vive préoccupation suite aux propos tenus récemment par le Président de la République française, Emmanuel Macron, qui reflètent une attitude méprisante à l’égard de l’Afrique et des Africains.

Le Tchad tient à rappeler qu’il n’a aucun problème avec la France en tant que nation ni avec le peuple français, avec lequel il partage une histoire marquée par des relations humaines et culturelles. Cependant, les dirigeants français doivent apprendre à respecter le peuple africain et reconnaître la valeur de ses sacrifices.

L’Histoire atteste que l’Afrique, y compris le Tchad, a joué un rôle déterminant dans la libération de la France lors des deux guerres mondiales, un fait que la France n’a jamais véritablement reconnu. Les sacrifices immenses consentis par les soldats africains pour défendre la liberté ont été minimisés, et aucun remerciement digne de ce nom n’a été exprimé.

En ce qui concerne le Tchad, il convient de souligner que la construction de notre armée n’est pas l’œuvre de la France. Notre armée, forte et résiliente, est le fruit de la bravoure du peuple tchadien et des sacrifices consentis avec des moyens modestes. La France n’a jamais doté l’armée tchadienne de manière significative ni contribué à son développement structurel. En 60 ans de présence, marqués par des guerres civiles, des rébellions et une instabilité politique prolongée, la contribution française a souvent été limitée à des intérêts stratégiques propres, sans véritable impact durable pour le développement du peuple tchadien.

Au lieu de s’en prendre à l’Afrique, le Président Macron devrait concentrer ses efforts sur la résolution des problèmes qui préoccupent le peuple français.

Le peuple tchadien aspire à une souveraineté pleine et entière, à une véritable indépendance, et à la construction d’un État fort et autonome, acquis au prix de sacrifices inestimables. Nous invitons nos partenaires, y compris la France, à intégrer cette aspiration légitime dans leur approche des relations avec l’Afrique.

N’djamena le 6 janvier 2025 

Le Ministre d’Etat , ministre des affaires étrangères , de l’Integration Africaine, des Tchadiens de l’Etranger, de la Coopération Internationale 

Porte-Parole du Gouvernement 

ABDERAMAN KOULAMALLAH

ARTICLES SIMILAIRES

À LIRE AUSSI

Doba: Des organisations de la société civile formées sur la consolidation de la paix
Société
16 sept. 2024 1.7K vues

Doba: Des organisations de la société civile formées sur la consolidation de la paix

La fédération de cellule des jeunes agriculteurs ruraux du logone oriental (FCJARLOR)en partenariat avec OXFAM organise ce 16 septembre 2024 au CEDIFOP de Doba, un atelier de redynamisation des cadres de concertation et d'échanges sur la consolidation de la paix en faveur des organisations de la société civile/de base et les autorités locales de la place.

Conflits intercommunautaires : L'échec cuisant d'un pouvoir aveugle
Éditorial
18 juin 2026 361 vues

Conflits intercommunautaires : L'échec cuisant d'un pouvoir aveugle

Au Tchad, la frontière entre un différend local et un bain de sang intercommunautaire est devenue dangereusement poreuse. Une querelle de champ, un accès à un puits, un malentendu entre jeunes bergers… et quelques jours plus tard, ce sont des villages entiers qui brûlent, des morts qu’on compte par dizaines, des déplacés qui fuient avec le strict minimum. Mandakoa, le conflit autour d’un puits d'eau, le drame récent du Mayo Kebbi : les noms changent, le scénario est immuable.