Laokassy : expulsion des éleveurs fouteurs de troubles
Le Sous-préfet de Laoukassy, Ali Barkaï Saleh, a publié le 29 juillet un communiqué officiel ordonnant le départ immédiat de tous les éleveurs et commerçants arrivés après le conflit de Mandakao.
Selon le communiqué N°001/RT/PLOG/DD/SPL/2026, la saison pluvieuse a été catastrophique pour plus de 14 villages de la sous-préfecture.
"Plus de la moitié des champs ont été complètement dévastés, abandonnés par les populations", déplore l’autorité administrative. La plupart de ces champs servent aujourd’hui de campement pour les troupeaux.
Le Sous-préfet pointe du doigt "un nombre incalculable de troupeaux venus de partout depuis le conflit de Mandakao". Il accuse leurs bouviers de mettre "sciemment les bœufs dans les champs, d’agresser les paysans et d’incendier les villages".
Depuis l’année passée, 5 villages ont déjà été incendiés. Le dernier cas remonte au 21 juillet 2026. Des enlèvements de bétail appartenant aux paysans ont également été signalés.
Dans le souci de "préserver la paix et la cohabitation pacifique qui règne entre agriculteurs et éleveurs depuis plus de 08 ans", l’administration donne 15 jours aux concernés.
Tous les éleveurs, commerçants ou autres "opportunistes" arrivés après le conflit de Mandakao doivent quitter le terroir du canton et de la sous-préfecture de Laoukassy avant le 10/08/2026.
Passé ce délai, l’administration "ne sera responsable ni de la perte de vos bétail, ni de l’arrestation de vos bouviers, ni de la mise en fourrière des animaux".
Le communiqué s’adresse aussi aux éleveurs et commerçants connus de Laoukassy. Il leur est demandé de "se conformer à la convention de Laoukassy" en respectant les campements et ferricks attribués et en procédant à la clôture des animaux dans le même délai.